Lisez David, les femmes et la mort (Le Lombard).

Chroniques de Jérusalem - Guy Delisle (Delcourt)
J’ai encore lu une BD, et pas la pire mes amis. Ce que j’en pense ? Je vous le dis là : La BD du week-end.

Chroniques de Jérusalem - Guy Delisle (Delcourt)

J’ai encore lu une BD, et pas la pire mes amis. Ce que j’en pense ? Je vous le dis là : La BD du week-end.

Les gratte-ciel du Midwest - Joshua W. Cotter (çà et là)

Je n’avais pas envie de refermer cette BD de 288 pages en forme de beau livre. Car elle a tout ce que l’on imagine lorsque l’on ouvre un bouquin pour la première fois. C’est foisonnant, riche, bourré de détails géniaux. L’histoire d’un petit mec à la tête de chat qui vit dans une bourgade du Missouri et qui s’imagine en robot, en héros, combattant des dinosaures en même temps qu’il subit sa première déception amoureuse, et le décès de sa grand-mère.

C’est à la fois un portrait de cette Amérique profonde et rurale, d’une famille catho sans-le-sou et le parcours d’un pré-ado. Complètement réaliste et totalement barré (des planches entières se passent dans ses rêves avec des robots immenses, des chats qui volent, des pubs des 80s flippantes), Joshua Cotter décrit assez justement les débuts d’une dépression infantile.

Planches abstraites, dialogues bien sentis, mondes imaginaires, sans doute l’une de mes BD préférées en 2011. Bonus à la fin : les carnets de notes de l’auteur et quelques planches inédites.

Paul à la pêche, Paul au parc - Michel Rabagliati (La Pastèque)
T’as envie de dire merci à Michel, l’auteur, de lui taper dans le dos même parce qu’on s’attache vite à Paul. Paul à la pêche et Paul au parc font partie d’une série de BD autobiographiques. Paul au parc vient de sortir, et quelqu’un de bien renseigné conseillait de lire Paul à la pêche pour débuter. Chose faite.
Cette série est confortable, c’est le seul mot qui me vient à l’esprit pour décrire les histoires aux traits justes de Paul tout au long de sa vie : de son apprentissage chez les scouts, sa passion pour les BD, son premier amour à son premier enfant. Rien de transcendant, juste des sentiments pas dégoulinants, et des personnages sympathiques. Pas de couleur, des nuances du noir au blanc, et le *petit plaisir* qui ne gâte rien : les paysages canadiens. Car oui, Paul est québécois, vit à Montréal et il parle avec l’accent. Savoureux.

Paul à la pêche, Paul au parc - Michel Rabagliati (La Pastèque)

T’as envie de dire merci à Michel, l’auteur, de lui taper dans le dos même parce qu’on s’attache vite à Paul. Paul à la pêche et Paul au parc font partie d’une série de BD autobiographiques. Paul au parc vient de sortir, et quelqu’un de bien renseigné conseillait de lire Paul à la pêche pour débuter. Chose faite.

Cette série est confortable, c’est le seul mot qui me vient à l’esprit pour décrire les histoires aux traits justes de Paul tout au long de sa vie : de son apprentissage chez les scouts, sa passion pour les BD, son premier amour à son premier enfant. Rien de transcendant, juste des sentiments pas dégoulinants, et des personnages sympathiques. Pas de couleur, des nuances du noir au blanc, et le *petit plaisir* qui ne gâte rien : les paysages canadiens. Car oui, Paul est québécois, vit à Montréal et il parle avec l’accent. Savoureux.

Originally Posted By drangiag

Vous connaissez drangiag ? Moi non plus je connaissais pas son existence avant hier soir. Il a signé l’un des chapitres de la BD Rock Strips Come Back (parue chez Flammarion le 21 septembre dernier). Son dessin est sublime, on attend donc les albums avec impatience…
Une super trouvaille faite grâce au non moins fantastique Udner.

Vous connaissez drangiag ? Moi non plus je connaissais pas son existence avant hier soir. Il a signé l’un des chapitres de la BD Rock Strips Come Back (parue chez Flammarion le 21 septembre dernier). Son dessin est sublime, on attend donc les albums avec impatience…

Une super trouvaille faite grâce au non moins fantastique Udner.

Oulala, toutes ces bonnes BD qu’il me reste à lire dans la sélection officielle du festival d’Angoulême (du 26 au 29 janvier).

Virginia Woolf - Michelle Gazier x Bernard Ciccolini (Naïve)

Ecrire une BD à propos de la vie de Virginia Woolf n’est pas chose facile, je vous le concède : choisir ce qu’il est bon retenir parmi tous les éléments apportés par les biographes et ses journaux est difficile.

Ayant lu Une chambre à soi (un bijou) et Mrs Dalloway, je crois qu’il n’était pas possible d’écrire une BD si plate. Elle suit les principaux événements de la vie de l’écrivain sans aucune finesse et dans un style très scolaire.

Si les couleurs sont parfois splendides, le dessin me rappelle les mauvaises BD historiques. Je ne vous dirais pas de l’acheter, je n’y ai appris que quelques éléments de sa vie, mais rien de la construction de sa pensée. Le tout est très factuel.

(Une autre BD existe à propos de la vie de Françoise Dolto par des auteurs différents dans la même collection “Grands destins de femmes”)

Whiskey & New-York - Julia Wertz (Altercomics)
This is good shit. Je n’en suis qu’aux premières pages de cette BD traduite de Drinking at the movies de Julia Wertz, auteure de BD plutôt très drôle. Whiskey & New-York est autobiographique et raconte son passage d’une vie étudiante plutôt tranquille à San Fransisco à une vie très précaire à Brooklyn.
Loin d’être nunuche et naïve, Wertz précise dans son intro : “écrire sur New-York conduit souvent à se répandre en frivolités pseudo-poétiques, au risque pour l’auteur de frôler l’humiliation. Une bonne raison pour moi de ne pas trop en faire (…) Mon travail est autobiographique, je ne pouvais donc que raconter l’évolution naturelle de ma vie, et je m’en excuse par avance auprès de tous ceux que ce genre d’histoire écoeurent autant que moi.”
Pas mièvreries donc, plutôt beaucoup de références politiques, de commentaires sur la société américaine et un compte-rendu honnête et très drôle d’une vie d’une fille entre la vingtaine et la trentaine.
Je ne suis pas encore venue à bout des 184 pages mais celles décrivant ses apparts successifs et quelques planches sur les clichés liés à NYC sont d’ores et déjà savoureuses. 
Je vous la prêterai si vous êtes sympa. En attendant, vous pouvez aller traîner sur le site de Julia Wertz, c’est pas dégueu.

Whiskey & New-York - Julia Wertz (Altercomics)

This is good shit. Je n’en suis qu’aux premières pages de cette BD traduite de Drinking at the movies de Julia Wertz, auteure de BD plutôt très drôle. Whiskey & New-York est autobiographique et raconte son passage d’une vie étudiante plutôt tranquille à San Fransisco à une vie très précaire à Brooklyn.

Loin d’être nunuche et naïve, Wertz précise dans son intro : “écrire sur New-York conduit souvent à se répandre en frivolités pseudo-poétiques, au risque pour l’auteur de frôler l’humiliation. Une bonne raison pour moi de ne pas trop en faire (…) Mon travail est autobiographique, je ne pouvais donc que raconter l’évolution naturelle de ma vie, et je m’en excuse par avance auprès de tous ceux que ce genre d’histoire écoeurent autant que moi.”

Pas mièvreries donc, plutôt beaucoup de références politiques, de commentaires sur la société américaine et un compte-rendu honnête et très drôle d’une vie d’une fille entre la vingtaine et la trentaine.

Je ne suis pas encore venue à bout des 184 pages mais celles décrivant ses apparts successifs et quelques planches sur les clichés liés à NYC sont d’ores et déjà savoureuses. 

Je vous la prêterai si vous êtes sympa. En attendant, vous pouvez aller traîner sur le site de Julia Wertz, c’est pas dégueu.

Les Ignorants - Etienne Davodeau (Futuropolis)
Hier soir j’ai refermé cette BD/roman graphique de 268 pages publiée chez Futuropolis avec ce doux sentiment d’avoir lu l’une des meilleurs BD de 2011. Les Ignorants, c’est la rencontre d’un vigneron et d’un dessinateur qui vont mutuellement s’apprendre leur art.
Entre les bons vins et de belles BD, Etienne Davodeau a donc choisi de se mettre en scène et ce procédé sert l’histoire tant son personnage est modeste et sympathique. Mieux, cela permet de renforcer la sympathie que l’on va développer pour le véritable héros : Richard Leroy, le vigneron.
Au cours de l’année que dure l’histoire, on en apprend donc naturellement un peu plus sur le vin que sur la BD. Mais cela nous permet tout de même de croiser : Marc-Antoine Mathieu, Emmanuel Guibert, Lewis Trondheim (qui dessine une page rien que ça) ou Gibrat.
Les 19 chapitres coulent tous seuls, le dessin est voluptueux (grâce à l’aquarelle), les pages sans bulles (comme ci-dessus) sont splendides et le noir et blanc donnent du cachet à ce beau livre. 

Les Ignorants - Etienne Davodeau (Futuropolis)

Hier soir j’ai refermé cette BD/roman graphique de 268 pages publiée chez Futuropolis avec ce doux sentiment d’avoir lu l’une des meilleurs BD de 2011. Les Ignorants, c’est la rencontre d’un vigneron et d’un dessinateur qui vont mutuellement s’apprendre leur art.

Entre les bons vins et de belles BD, Etienne Davodeau a donc choisi de se mettre en scène et ce procédé sert l’histoire tant son personnage est modeste et sympathique. Mieux, cela permet de renforcer la sympathie que l’on va développer pour le véritable héros : Richard Leroy, le vigneron.

Au cours de l’année que dure l’histoire, on en apprend donc naturellement un peu plus sur le vin que sur la BD. Mais cela nous permet tout de même de croiser : Marc-Antoine Mathieu, Emmanuel Guibert, Lewis Trondheim (qui dessine une page rien que ça) ou Gibrat.

Les 19 chapitres coulent tous seuls, le dessin est voluptueux (grâce à l’aquarelle), les pages sans bulles (comme ci-dessus) sont splendides et le noir et blanc donnent du cachet à ce beau livre. 

Freud - Corinne Maier & Anne Simon (Dargaud)
pour les amateurs de Freud, vous n’y trouverez rien de nouveau. mais ceux qui ne souviennent plus auront envie d’y retourner. et dessiner l’inconscient, le moi et le ça, il fallait le faire.

Freud - Corinne Maier & Anne Simon (Dargaud)

pour les amateurs de Freud, vous n’y trouverez rien de nouveau. mais ceux qui ne souviennent plus auront envie d’y retourner. et dessiner l’inconscient, le moi et le ça, il fallait le faire.

A l’exposition Sempé à l’Hôtel de Ville

Je connaissais mal le travail de Sempé, si ce n’est par ses illustrations dans les albums du Petit Nicolas.

L’exposition présente pas mal d’inédits et met surtout en valeur les dessins réalisés pour les couvertures du New Yorker : Sempé est le seul dessinateur français à produire pour le magazine américain. 

“J’ai été gâteux très jeune, en aimant des choses qui étaient déjà démodées : cela m’a donné de grandes joies dans la vie. J’aime bien mon époque. Je ne suis pas contre le progrès mais je voudrais que les choses soient à la fois plus faciles et moins organisées. J’aime le hasard.”

magnifique Portugal

magnifique Portugal

Portugal - Pedrosa (Ed. Aire Libre)

Portugal - Pedrosa (Ed. Aire Libre)

Les Ignorants - Etienne Davodeau / must read

Les Ignorants - Etienne Davodeau / must read

2 jours, 3 librairies
Tour du Monde en 14 jours - Raymond Depardon 
Les Corrections - Jonathan Franzen (que je dois lire avant Freedom). Tout ce que j’ai lu de Franzen ce sont ses articles dans le New York Times. My bad.
L’envie - Sophie Fontanel. Un roman sur l’absence de relations sexuelles comme volonté. Je n’aime pas ce qu’écrit Sophie Fontanel par ailleurs mais je trouve le livre juste et plutôt fin.
BD
Asterios Polyp - L’histoire d’un homme qui doit reprendre toute sa vie après l’incendie de son appart à Manhattan. La BD a gagné plein de prix, c’est différent de tout ce que j’ai pu lire jusque là - en terme de romans graphiques j’entends.
Jeanine - Mathias Picard - C’est l’histoire sensible de Jeanine, une prostituée. Je devrais le finir très vite, le dessin est fouilli, mais dans le bon sens. Les personnages fins.
Les autres gens - ouvrage collectif avec plein de chouettes signatures dont Bastien Vivès dont j’avais adoré la dernière BD Polina. Des petites histoires d’un groupe de gens ordinaires dont l’histoire avance sous la plume de différents auteurs. Un feuilleton en trois tomes. J’aime l’idée de regrouper ces talents et de leur donner un sujet commun. (Prologue de Boulet)

2 jours, 3 librairies

Tour du Monde en 14 joursRaymond Depardon 

Les Corrections Jonathan Franzen (que je dois lire avant Freedom). Tout ce que j’ai lu de Franzen ce sont ses articles dans le New York Times. My bad.

L’envie Sophie Fontanel. Un roman sur l’absence de relations sexuelles comme volonté. Je n’aime pas ce qu’écrit Sophie Fontanel par ailleurs mais je trouve le livre juste et plutôt fin.

BD

Asterios Polyp - L’histoire d’un homme qui doit reprendre toute sa vie après l’incendie de son appart à Manhattan. La BD a gagné plein de prix, c’est différent de tout ce que j’ai pu lire jusque là - en terme de romans graphiques j’entends.

Jeanine - Mathias Picard - C’est l’histoire sensible de Jeanine, une prostituée. Je devrais le finir très vite, le dessin est fouilli, mais dans le bon sens. Les personnages fins.

Les autres gens - ouvrage collectif avec plein de chouettes signatures dont Bastien Vivès dont j’avais adoré la dernière BD Polina. Des petites histoires d’un groupe de gens ordinaires dont l’histoire avance sous la plume de différents auteurs. Un feuilleton en trois tomes. J’aime l’idée de regrouper ces talents et de leur donner un sujet commun. (Prologue de Boulet)

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