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Mélissa
journalist / 26 / french
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+ work: Le Nouvel Observateur // before: 20minutes.fr / ARTE

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restaurants / BD / litterature / music
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  • Je suis revenue de New York avec des livres, bien sûr, pour qui me prenez-vous ?

    J’aime bien les acheter chez Strand près de Union Square ou chez McNally Jackson sur Prince Street.

    A part lire, j’avais bien d’autres objectifs à New York :

    - ne pas voir les lieux touristiques. On a quand même fini par passer à Time Square à l’insu de notre plein gré. Nous avions un magasin de musique à visiter non loin de là.

    > MATER

    - trouver une terrasse sur un toit : celle du Wythe hotel est une merveille, il faut y aller avant le coucher du soleil, on y admire la skyline depuis Brooklyn. (Ayez une carte d’identité, c’est obligatoire)

    - marcher dans un parc qui ne soit pas Central Park : vous avez le choix à Manhattan mais Prospect Park a été réalisé dans la même optique que le “poumon vert”. Il est à Brooklyn, il est plus familial, moins touristique et pourrait vous rappeler quelques scènes de la série “Bored to Death”.

    - faire une promenade sur la High line près du Meatpacking district : rien à voir avec notre coulée verte au dessus de Surcouf dans le XIIe arr.

    > MANGER

    - manger un burger, un bon : Five leaves à Greenpoint (au coeur du quartier où est tournée la série GIRLS).

    - manger un bagel, un bon avec du cream cheese, plein : à Konditori près de Bleecker Street.

    - ce n’était pas sur la liste mais : manger dans un excellent restaurant japonais —> Morimoto (asseyez-vous au sushi bar et commandez le bento à 25 dollars). A faire après avoir traversé le Chelsea Market et être passé devant les locaux de Google.

    - tester un “grand” restau : il n’est pas si grand et le nom me laisse perplexe, mais Mehtaphor était une splendeur.

    - la pizzeria que tout le monde nous a recommandée : Roberta’s à Bushwick. (Le quartier qui commence à bouger, Williamsburg ressemblant désormais à un Disneyland pour hipsters).

    - pour un petit dej’ à Williamsburg (du genre de ceux où chaque personne pourrait y être street-lookée) : Toby’s estate ou le Blue Bottle Coffee

    - pour expérimenter les concepts improbables des brooklynites friqués : Mast Brothers est une fabrique de chocolat qui fait venir son chocolat par bateau… à voile. La plaquette vaut entre 7 et 12 dollars. 20 dollars les 3. C’est du vol, mais allez sentir l’odeur et admirer l’art du marketing bobo. (Dans le même genre “conceptuel” : EGG, un restau/brunch où l’on mange beaucoup d’oeufs).

    > JOUER

    - Rockaway dans le Queens. La plage, alternative à Cosney Island.

    - on a manqué Vampire Weekend mais on est allées chez Fat Cat (Christopher St.) écouter du jazz en jouant au ping-pong (vous pourrez aussi y faire du billard et ce jeu de palet qui m’échappe).

    - jouer au Bingo : tous les mardis soir à 8h au Macri Park à Brooklyn (allez dire bonjour à Ryan, le texan qui anime la soirée).

    > HABITER

    BROOKLYN. N’allez pas dépenser votre argent à loger à Manhattan. Louer plutôt un appartement via Airbnb ou Craigslist (mais les arnaques sont assez courantes).

    Merci à Charlotte, David, Daniel, Guillaume, Julia, Stanislas pour les bonnes adresses. Bisous à Jojo Depardon.

    • 2 weeks ago
    • 14 notes
  • GIRLS, pourquoi tant de mièvreries ?

    Si vous n’avez pas fini de regarder la saison 2 de GIRLS, passez votre chemin.

    Je ne sais pas si c’est le fait qu’Hannah Horvath aime sa couette autant que j’aime la mienne ou parce qu’elle traîne dans les rues de Broolyn toujours ensoleillées. Ou peut-être est-ce parce que je vois davantage Lena Dunham, la créatrice/scénariste/actrice de la série GIRLS (plutôt que son personnage), que j’ai autant aimé regarder les épisodes de la deuxième saison chaque lundi (le dernier épisode de la 2e saison a été diffusé aux US dimanche dernier sur HBO).

    La saison 2 est terminée. Mais putain qu’est-ce que cette fin de saison était décevante. Pourquoi faut-il que cela se finisse sur la reprise des relations d’Hannah et Marnie ? Même si ce n’est que pour foutre un peu plus la merde dans la saison 3, les deux scènes de retrouvailles sont caricaturales (Marnie veut avoir les “brown babies” de Charlie, Adam court iPhone à la main chez Hannah). Des airs de comédies romantiques (une analyse de nora) que j’avais vraiment pas envie de voir dans GIRLS. Parce qu’à l’exception de ce dernier épisode décevant, j’aime bien GIRLS.

    Alors oui, Hannah Horvath est souvent à poil dans la série, pas seulement quand elle couche avec des mecs. Aussi quand elle écrit, prend des douches avec sa meilleure amie, fait du ping-pong avec un plan cul. Ceux qui critiquent la série en partie à cause de ça me saoulent parce que si Dunham faisait un 36 on dirait que c’est sexiste, que c’est trop aussi, mais je ne suis pas sûre qu’on en ferait pas des articles entiers et ça ne gênerait pas autant que ça les mecs (oh come on, un “délit de sale gueule” ?).

    La série s’est distinguée de “Sex and the city” pour une bonne raison : le sexe. Dans “Sex and the city”, on parlait plus de sexe que dans toutes les autres séries destinées à être regardées par des meufs en particulier. Les quatres personnages évoquaient à l’époque les fellations et les cunnis plus facilement que cela n’avait été le cas auparavant dans des fictions américaines. Et elles n’hésitaient pas à parler avortement (Carrie Bradshaw a avorté deux fois).

    Dans GIRLS, les scènes de sexe sont bien présentes et elles me semblent réalistes. Il y a des malaises, des ratés, des éjaculations entre les seins, le mot “pute” est prononcé à plusieurs reprises, il y a des trucs que les meufs n’aiment pas (la nouvelle copine de Adam dans la saison 2 qui va jusqu’au lit à 4 pattes avant de se faire éjaculer dessus, le fait qu’Adam pisse sur Hannah dans la saison 1), des situations que les mecs n’aiment pas (Charlie rejeté sexuellement par Marnie, le futur ex-mari de Jessa qui ne peut pas participer aux embrassades de Jessa et Marnie). Les mecs se sentent parfois utilisés, les filles aussi. Le défaut serait que certaines scènes où l’un des personnages est frustré débouchent souvent sur le sentiment que tout ça était dégueu ou pas du tout satisfaisant. C’est ce que souligne si bien l’auteure Toni Bentley dans un article publié sur le site de Vogue (et signalé par Peggy). La série ne va donc pas jusqu’au bout (sauf si c’est pour faire dire à Hannah : “je crois que j’ai envie d’avoir le Sida” pendant un frottis chez la gynéco). Des situations de coucheries comme celles montrées dans GIRLS, de nombreuses meufs (et mecs) les ont déjà vécues mais ce n’est pour autant qu’elles/ils se sentaient si mal ou chamboulé(e)s après. Des fois, on s’en remet, d’autres fois non.

    Ce qui me fait penser à l’un des premiers épisodes de la saison 1. Le sujet est différent mais cela souligne encore à quel point Dunham pourrait rendre tout ça moins mièvre. Et dire fuck aux règles du politiquement correct à l’américaine : la plus wild des quatre, Jessa, tout juste revenue d’un tour du monde, apprend qu’elle est enceinte, ce qui ne l’empêche pas de fumer de l’herbe ou de boire des white russians et de prendre un rendez-vous pour se faire avorter (ce n’est pas si courant dans les films américains, même produits par un certain Judd Apatow). Mais, au lieu d’avorter, pouf, elle se fait doigter par un mec dans les chiottes d’un bar, elle saigne, elle se rend compte qu’elle a ses règles et elle est très contente. Ce n’est pas impossible mais bordel, montrer un avortement aurait été assez révélateur de ce que des meufs de 25 ans peuvent vivre.

    Et puis il y a le plus gros défaut de GIRLS, celui que je ne pardonne toujours pas à Lena Dunham. Le pitch de la série dès le premier épisode était : on va suivre la vie d’une meuf de 24 ans qui sait qu’elle veut devenir écrivain mais n’y arrive pas vraiment et dont les parents viennent de lui annoncer qu’ils arrêtaient de payer pour sa vie à Brooklyn. Comment va-t-elle s’en sortir financièrement ? Elle essaye bien de trouver des jobs : bosser dans un bureau à faire des tableaux excel mais elle démissionne après avoir accusé son boss de harcèlement sexuel, puis elle devient barmaid dans le café tenu par Ray, le mec de Shoshanna, mais ça ne lui convient pas. Quand elle finit par obtenir une avance pour écrire un livre, elle n’a plus de colocs et paye donc le loyer d’un 3 pièces à Brooklyn sans problème. Les questions financières apparaissent de temps en temps quand elle voit ses parents mais ce n’est généralement que pour accentuer à quel point elle est stressée ou en difficultés dans ses relations avec les mecs ou avec elle-même. Les problèmes de jeunes blanches, quelques séries ont déjà exploité le filon, c’est bon.

    J’aurais voulu que GIRLS ne soit pas centrée à ce point sur les relations que ces quatre filles ont aux mecs. Et, à dire vrai, ce sont les personnages - secondaires - des mecs qui me semblent les plus sensés et intéressants. Les tocs d’Hannah à la fin de la saison 2 (inspirée de ses propres troubles) tombent comme un cheveu sur la soupe mais ne me rebutent pas, au contraire. Seulement, cela aurait été plus crédible si elle n’était pas sauvée par Adam dans le dernier épisode de la saison.

    Cette série n’est pas que divertissante, elle essaye de dire, pas toujours très adroitement, quelque chose sur ce qu’est c’est qu’avoir 25 ans en 2012. Mais en omettant la vie de tous les jours (sauf quand il faut montrer les personnages aux toilettes ou en train de manger de la crème à même le pot), cela ne la rend ni complètement réaliste, ni complètement divertissante. 

    C’est bancal. Cela dit, j’ai quand même envie que la saison 3 commence demain parce que les filles ont du caca dans les yeux quand elles se réveillent. Et que les épisodes réalisés par Lena Dunham créent une atmosphère de fin de partie assez appréciable. Les dernières scènes de la saison 1 resteront à ce titre mes préférées.

    - You think, cause you’re what 11 pounds overweight, you know struggle ?

    - I’m 13 pounds overweight and it’s been awful for me my whole life.

    • 2 months ago
    • 3 notes
  • Chris Ware ne voit pas l’intérêt d’afficher ses dessins sur un mur. Et pourtant, l’auteur de BD américain, prix du meilleur album en 2003 à Angoulême avec Jimmy Corrigan, expose une partie de ses planches à la galerie Martel dans le 10e arrondissement à Paris.

    Sa dernière BD “Building stories” n’a pas encore été traduite en français mais il était à en France pour le vernissage de l’exposition, Amandine et moi l’avons rencontré pour Bibliobs.

    “Je ne considère pas mon dessin comme de l’art, cela participe à quelque chose de plus grand, une histoire.”

    • 2 months ago
    • 4 notes
  • Aaron Swartz, unlimited

    Il m’aura fallu quelques jours pour reprendre les deux longs articles publiés par Slate.fr (traduit de l’anglais) et le New Yorker à propos du suicide d’Aaron Swartz, un mec de 26 ans, qui se considérait comme co-fondateur de Reddit et qui avait participé à la création des flux RSS.

    Les articles essayant d’expliquer pourquoi tout le monde s’est ému après sa mort ont été nombreux. En lisant l’article du New Yorker, on comprend pourtant rapidement ce que cette mort représente et pourquoi elle a suscité ces réactions. Aaron Swartz était un putain de génie, qui avait une vision idéaliste d’Internet, une vision qu’il a toujours voulu défendre en se battant notamment pour la gratuité de l’information.

    Si nous avions eu un profil similaire en France, je doute que des magazines français aient pu faire une couverture si importante et sûrement pas deux longs papiers détaillant tous les épisodes de sa vie : de son malaise à être à l’école à sa rencontre avec Lawrence Lessig (professeur à Harvard et créateur des creative commons), en passant par son activisme, ses lectures, ses relations amoureuses et le compte-rendu précis du jour de sa mort.

    “Swartz a connu des réussites, bien sûr. Son action a été déterminante pour mettre un frein au SOPA, et Creative Commons ainsi que Demand Progress restent l’émanation de sa croyance inaltérable en un accès et un Internet libres. Mais le plus souvent, Swartz a dû compter avec l’échec. Résoudre des problèmes simples ne l’intéressait pas. Il voulait structurer le monde, alors que le monde est chaotique; il voulait réformer les systèmes, mais était déprimé quand, malgré ses tentatives répétées, les systèmes résistaient.”

    “Il y aurait davantage de gens comme Aaron Swartz si nos écoles, nos entreprises et nos gouvernements étaient configurés de manière à produire davantage de Aaron Swartz —s’ils étaient souples, réactifs et adaptés à chacun, s’ils encourageaient la collaboration et l’esprit d’initiative, s’ils incitaient à vivre pleinement ses passions et ses idées. Mais les grands systèmes ne sont pas comme ça. Les idéalistes seront toujours la minorité, celle qui fait tout pour perfectionner un monde qui ne sera jamais parfait.”

    “Dans le mois qui a suivi sa mort, l’idéalisme de Swartz a commencé à se répandre. Internet facilite l’activisme —il ne faut qu’une seconde pour retweeter une pétition. Swartz était plus exigeant, il voulait un monde où tous ordonneraient leur vie selon leurs convictions, pas selon ce qui est le plus rentable.”

    - Slate.fr : ”Aaron Swartz, les mythes d’un idéaliste”

    • 2 months ago
    • 4 notes
  • Je ne suis pas encore bien revenue. Quand je suis montée dans le RER à Roissy pour rejoindre un Paris propret, j’étais agacée et la ville m’apparaissait ennuyeuse. Je me serais bien faite à la vie à Beyrouth.

    Par où commencer ? Les taxis. Ces taxis qui vous klaxonnent partout dans la ville pour vous prendre. Ils sont nombreux car ils comblent le manque de transports publics. On s’habitue donc rapidement à leur musique puisque personne ne respecte le code de la route et klaxonne au lieu de mettre son clignotant. La plupart des conducteurs parlent arabe, connaissent quelques mots d’anglais et d’autres parlent français, mais ils sont de plus en plus rares. Ceux-là vous diront qu’ils ont un cousin en France “il habite à Malakoff, vous connaissez ?”

    20 degrés en février, la mer et le ciel bleu, il est facile de se mettre à l’aise. C’est en marchant dans la ville que l’on commence à se poser des questions. Beyrouth n’est pas une ville touristique : quelques musées, un ou deux espaces verts et une promenade sur le front de mer. En revanche, les magasins et les banques sont légion.

    Étrange ville qui regorge de chaînes américaines (Starbucks, Krispy Creme, KFC, Costa, Applebee’s), et où il faut chercher un restaurant libanais, un vrai. On trouve ceux où les habitants de Beyrouth viennent fumer le narguilé et manger des mezzes : Leïla, ou Le Chef dans le quartier de Gemmayzé. Au Liban, interdiction de faire un régime, les restaurateurs le prennent mal quand vous ne commandez qu’une fattoush (une salade qui ne coûte pas plus de 3 euros). Sur les tables de nos voisins libanais, plein de mezze chauds (au fromage, à la viande, aux épinards), de houmous (pas celui dégueulasse qu’on mange en France), de taboulé au persil, de viandes tendres, de salades fraîches et, si nous avions le malheur de ne pas vouloir prendre de dessert, on nous apportait une énorme corbeille de fruits.

    Hamra est l’un des quartiers où il faut aller pour trouver des bars où la jeunesse beyrouthine boit des coups. C’est aussi là que se situe le campus de l’université américaine de Beyrouth, un campus digne de séries US, mais avec vue sur la mer.

    Le Liban, 18 différentes confessions religieuses (dont 13 chrétiennes) et plusieurs civilisations (instant fiche wikipédia). Ici, à Baalbek - à l’est de Beyrouth - , on trouve ce type de temple, un temple dédié à Bacchus qui date de l’antiquité. Les touristes ont un peu déserté l’endroit depuis le début de la guerre en Syrie (qui n’est qu’à quelques kilomètres de là).

    Pour revenir à Beyrouth, nous traversons la vallée de la Bekaa (ci-dessous) où pousse à peu près tout ce qui est exporté depuis le pays (les citrons peuvent faire jusqu’à un demi-kilo sur les marchés) et où les réfugiés syriens sont de plus en plus nombreux.

    En revenant dans la capitale, on ne peut qu’être déçu en visitant le centre historique qui n’a plus grand chose d’historique et ressemble à un énorme centre commercial avec ses boutiques de luxe. La skyline est impressionnante car les riches familles libanaises préférent habiter dans un appart neuf plutôt que de retaper les magnifiques maisons qui datent de l’empire Ottoman. La ville est une alternance de tours, de terrains vagues, d’immeubles anciens, de bâtiments à moitié construits (pour ne pas payer de taxes, nous raconte-t-on). J’ai passé sept jours à me demander comment il était possible qu’il n’y ait que 4 millions d’habitants dans ce pays. Réponse : la diaspora libanaise est plus importante que la population qui y vit, ils ne reviennent à Beyrouth que quelques semaines par an.

    Les femmes qui portent le voile sont assez rares et personne ne vous regardera de travers si vous ne le portez pas. Au Sud du pays cela dit, une libanaise qui nous accompagnait nous confie que le Hezbollah donne une somme d’argent chaque mois aux familles pour que les femmes de la famille le porte.

    Les habitants de la capitale vous diront qu’ils n’ont pas peur des attentats mais on vous explique aussi que certains ne veulent plus sortir de chez eux. Le dernier attentat a eu lieu en octobre 2012 dans le quartier chrétien d’Achrafieh où nous résidions.

    Au sud du pays, dans des villes comme Saïda et Tyr, la présence de réfugiés palestiniens est visible. Les camps sont devenus des quartiers puisque certains sont là depuis près de 50 ans. Ils ont le droit de travailler mais le Liban ne veut pas leur accorder la nationalité, officiellement parce que cela desservirait la “cause palestinienne”. Dans ces villes, on nous parle de la “Palestine occupée” pour designer Israël et des casques bleus sont présents un peu partout dès qu’on s’approche de la frontière.

    Le ministère des Affaires étrangères ne vous recommanderait pas vraiment d’y aller mais ce genre de paysages a tendance à faire oublier le RER parisien. Je n’en reviens pas vraiment.

    • 2 months ago
    • 15 notes
  • @bastienvives dessine sur la musique de Lescop à La Nef  d’Angoulême

    @bastienvives dessine sur la musique de Lescop à La Nef d’Angoulême

    • 3 months ago
    • 1 notes
  • C'est le 40e festival d'Angoulême, suivez-nous !

    Nous ne pouvions pas partir sans créer un blog. Notre ligne éditoriale consistera à écrire ce que nous ne dirions pas sur le site du média pour lequel Amandine et moi travaillons. Une riche idée.

    • 3 months ago
  • Nick Cave & the bad seeds - We no who U R

    2013, année fantômatique

    • 4 months ago
    • 3 notes
  • En 2013, mon bureau risque d’être toujours aussi bordélique.
En 2012, j’ai déménagé pour payer un loyer trop cher, j’ai raté un voyage à New York, je me suis baignée à minuit sur une plage d’Hyères au Midi Festival, je n’ai pas refait mon passeport, j’ai couru les 20 km de Paris, j’ai bu de la bière à la framboise, j’ai lu “Freedom” de Jonathan Franzen, j’ai écrit des trucs que je ne publierai jamais, j’ai lu pas mal de BD, je suis allée au festival d’Angoulême, j’ai pris du poids, perdu du poids, j’ai eu la chair de poule à un concert, j’ai passé un casting, je suis allée plusieurs fois à Bruxelles voir mon ami italien, j’ai raté un plan à trois, j’ai vu François Fillon de beaucoup trop près, j’ai bu de nouveau du coca light, j’ai mangé des burgers végétariens, j’ai espionné mes voisins, j’ai engueulé des Anglaises au pitchfork festival parce qu’elles parlaient pendant un concert, je suis tombée sur les marches dans le métro et j’ai encore la marque, j’ai été bourrée au point de vomir par dessus un balcon, j’ai rencontré un Algérien en terrasse qui m’a appris qu’il était prof de physique au Québec, j’ai été déçue, j’ai appris à apprécier un bébé, j’ai eu des frissons en mangeant des saint-jacques à la vanille, j’ai vu plus de films qu’en 2011, j’ai pleuré en écoutant de la musique, j’ai mangé des frites cuites à la graisse de canard, j’ai donné mon numéro à un inconnu, j’ai douté de l’avenir de la presse sur internet, j’ai parlé derrière un micro, j’ai payé mes impôts tous les mois, j’ai rencontré Vincent, Nicolas, Casper, Stéphanie (enfin presque) et d’autres. Et j’ai piqué cette idée de liste 2012 à Philippe que j’ai aussi rencontré cette année.

    En 2013, mon bureau risque d’être toujours aussi bordélique.

    En 2012, j’ai déménagé pour payer un loyer trop cher, j’ai raté un voyage à New York, je me suis baignée à minuit sur une plage d’Hyères au Midi Festival, je n’ai pas refait mon passeport, j’ai couru les 20 km de Paris, j’ai bu de la bière à la framboise, j’ai lu “Freedom” de Jonathan Franzen, j’ai écrit des trucs que je ne publierai jamais, j’ai lu pas mal de BD, je suis allée au festival d’Angoulême, j’ai pris du poids, perdu du poids, j’ai eu la chair de poule à un concert, j’ai passé un casting, je suis allée plusieurs fois à Bruxelles voir mon ami italien, j’ai raté un plan à trois, j’ai vu François Fillon de beaucoup trop près, j’ai bu de nouveau du coca light, j’ai mangé des burgers végétariens, j’ai espionné mes voisins, j’ai engueulé des Anglaises au pitchfork festival parce qu’elles parlaient pendant un concert, je suis tombée sur les marches dans le métro et j’ai encore la marque, j’ai été bourrée au point de vomir par dessus un balcon, j’ai rencontré un Algérien en terrasse qui m’a appris qu’il était prof de physique au Québec, j’ai été déçue, j’ai appris à apprécier un bébé, j’ai eu des frissons en mangeant des saint-jacques à la vanille, j’ai vu plus de films qu’en 2011, j’ai pleuré en écoutant de la musique, j’ai mangé des frites cuites à la graisse de canard, j’ai donné mon numéro à un inconnu, j’ai douté de l’avenir de la presse sur internet, j’ai parlé derrière un micro, j’ai payé mes impôts tous les mois, j’ai rencontré Vincent, Nicolas, Casper, Stéphanie (enfin presque) et d’autres. Et j’ai piqué cette idée de liste 2012 à Philippe que j’ai aussi rencontré cette année.

    • 4 months ago
    • 9 notes
  • Bonne année internet !
Je ne pouvais que poster ce .gif de l’un de mes films préférés car les meilleurs débuts d’année se passent toujours avec des inconnus. A 2h30, le 01/01/2013, il y avait des inconnus.

    Bonne année internet !

    Je ne pouvais que poster ce .gif de l’un de mes films préférés car les meilleurs débuts d’année se passent toujours avec des inconnus. A 2h30, le 01/01/2013, il y avait des inconnus.

    • 4 months ago
    • 6 notes
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